theNet by CLOUDFLARE

Montrer la sortie aux frais de trafic sortant

Initialement, la couverture médiatique s'est concentrée sur l'utilisation de l'IA générative (GenAI, Generative AI) pour produire du contenu rapidement. Or, les enjeux se situent à un tout autre niveau pour les entreprises qui cherchent à tirer parti du potentiel profondément transformateur de l'IA et pas uniquement à utiliser une solution qui permet d'envoyer des e-mails de temps à autre. Pour que cette technologie ait le type d'impact que les utilisateurs imaginent, l'IA doit avoir accès à de vastes quantités de données d'entraînement et à une importante puissance de calcul.

Le problème est que bien que ces deux piliers soient essentiels, ils représentent également un défi en termes de stockage et de gestion des données. C'est pourquoi, sans surprise, le cloud est devenu la solution de référence pour le stockage et le traitement des données pour les applications basées sur l'IA.


Le stockage dans le cloud et l'IA : le duo numérique idéal

Le stockage cloud constitue une solution flexible, évolutive et économique pour le traitement de grands volumes de données. Le stockage cloud et les applications soutenues par IA sont par conséquent en parfaite adéquation. Ensemble, elles proposent un référentiel aux données d'entraînement qui permettent aux modèles d'apprentissage automatique (Machine Learning) de réaliser des prédictions ou de prendre des décisions en fonction des nouvelles données entrées.

Imaginons, par exemple, qu'une banque développe un système de détection des fraudes reposant sur l'IA. Pour fonctionner, le modèle d'apprentissage automatique a besoin d'une immense quantité de données concernant les transactions, telles que les montants dépensés, l'objet des dépenses et les lieux des transactions. Ces informations permettraient au programme basé sur l'IA de repérer les anomalies, de signaler les activités suspectes et d'apprendre à identifier les activités frauduleuses.

En soi, la collecte de toutes ces données est une tâche colossale. Cependant, elle est insignifiante comparée aux volumes de données et à la puissance de traitement nécessaires pour permettre à un système de lutte contre la fraude basé sur l'IA de fonctionner.

Une solution consiste à avoir recours à un fournisseur tiers de stockage dans le cloud, qui permettrait à la banque de stocker et d'analyser les données concernant les transactions, sans toutefois devoir investir dans sa propre infrastructure physique ou en assurer la gestion.

Lorsque le projet se développe, la banque peut choisir d'avoir recours à plusieurs clouds pour son système antifraude soutenu par IA afin de limiter les coûts et d'assurer sa conformité aux réglementations financières. À mesure que le projet prend de l'ampleur, la banque peut décider d'utiliser une plateforme cloud pour exécuter la phase d'entraînement qui permettra au programme IA « d'apprendre » des données. Elle peut également faire appel à un autre cloud pendant la phase « d'inférence », c'est-à-dire le moment où elle effectue ses prédictions visant à identifier les fraudes.

Cette approche multi-plateforme est courante dans le développement des systèmes basés sur l'intelligence artificielle. Cependant, elle implique que les entreprises doivent continuer à déplacer les données entre différentes plateformes de cloud, souvent proposées par plusieurs fournisseurs de cloud, pour exploiter tout le potentiel de l'IA.


Les frais de trafic sortant : une taxe sur les données

Toutefois, il y a un problème : le transfert de données entre différentes plateformes peut être soumis à des frais de trafic sortant (ou frais de transfert de données). Ces frais sont facturés par les fournisseurs de services cloud lors du transfert de données hors de leurs réseaux.

Le problème est que bien que les frais de trafic sortant soient relativement peu élevés, ils peuvent s'accumuler rapidement, notamment pour les entreprises qui font appel à plusieurs fournisseurs de services cloud et transfèrent d'importants volumes de données.

Pour minimiser les frais de trafic sortant (parfois perçus comme une « taxe » sur les transferts de données), les fournisseurs de cloud encouragent leurs clients à stocker leurs données et à entraîner leurs modèles IA exclusivement au sein de leur cloud. Si cette approche permet en effet d'éviter les frais de trafic sortant, elle ne se révèle néanmoins pas toujours viable et ne constitue pas non plus nécessairement une bonne pratique.


Les frais de trafic sortant doivent être supprimés

La solution évidente au problème constitue à supprimer complètement les frais de trafic sortant, afin que les données puissent circuler librement, sans contraintes financières. Un avenir exempt de ces frais permettrait aux entreprises de stocker et d'analyser des données dans plusieurs clouds, leur offrant ainsi la possibilité d'utiliser les meilleurs outils disponibles,sans encourir de coûts supplémentaires.

Cette approche leur permettrait d'exploiter pleinement le potentiel de l'IA, sans devoir se préoccuper de l'augmentation de leurs dépenses.

Une fois mis en œuvre, un modèle de stockage dans le cloud sans frais de trafic sortant permettrait aux entreprises de réaliser d'importantes économies et, ainsi, de libérer des ressources qu'elles pourraient consacrer à d'autres domaines d'activité essentiels. Il permettrait également d'éliminer le risque associé à la dépendance envers un fournisseur de cloud unique afin d'assurer une plus grande fiabilité et une meilleure protection contre les pannes.

Plus important encore, un monde exempt de frais de trafic sortant dynamiserait l'innovation. La flexibilité proposée par une architecture multicloud permet aux entreprises de sélectionner facilement le fournisseur le plus adapté à certaines tâches spécifiques. Les entreprises peuvent ainsi se concentrer sur l'expérimentation et l'innovation, mais aussi tirer parti de l'IA et d'autres technologies ultramodernes, sans que leurs progrès soient grevés par les coûts ou d'autres limitations.


Exploiter le plein potentiel de l'IA

Il ne fait guère de doute que l'IA est en passe de révolutionner les industries et la société dans son ensemble. Toutefois, cette révolution ne peut avoir lieu sans le cloud, le stockage et le déplacement d'immenses volumes de données entre différentes plateformes.

Les frais de trafic sortant ne sont pas seulement coûteux. ils constituent véritablement un obstacle à l'innovation. Il est crucial de s'en affranchir si nous souhaitons assurer un avenir meilleur à l'IA dans le cloud. C'est en partie la raison pour laquelle Cloudflare s'est associée à d'autres entreprises en 2018 (comme Azure, Google Cloud, Oracle et Alibaba Cloud) pour fonder la Bandwidth Alliance (l'Alliance de la bande passante) afin d'aider ses clients à réaliser des économies sur les frais de trafic sortant.

En adoptant cette approche, les entreprises peuvent exploiter tout le potentiel de l'IA sans se préoccuper des coûts associés aux transferts de données entre clouds. Cette approche représente également une avancée significative dans le domaine du stockage multi-cloud et pose les fondations d'un avenir plus efficace, plus innovant et plus prometteur au regard de la gestion des données et de l'IA.

Cet article fait partie de notre série consacrée aux nouvelles tendances et évolutions susceptibles d'affecter les décideurs en matière de technologies d'aujourd'hui.


Approfondir le sujet

Vous trouverez davantage d'informations sur les problèmes liés aux frais de trafic sortant et la manière dont Cloudflare peut vous aider à les abandonner dans notre e-book intitulé Dites adieu aux frais de trafic sortant.


Points clés

Cet article vous permettra de mieux comprendre les points suivants :

  • Pourquoi les frais de trafic sont perçus comme une taxe sur les données

  • Un modèle pour le stockage d'objet sans frais de trafic sortant

  • L'impact que peut avoir la suppression des frais de trafic sortant sur la réalisation du potentiel de l'IA


Ressources associées


Recevez un récapitulatif mensuel des tendances Internet les plus populaires !